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Regards et attitudes de chats


Rencontre fortuite dans un village occitan, au détour d’une jolie ruelle aux tons ocre. Une petite chatte rousse se prélasse, allongée à même l’asphalte, au beau milieu du passage. Effarouchée, elle regagne furtivement sa maison et disparaît gracieusement par la chatière du portail. Toutefois, piquée par la curiosité, elle fait volte-face et nous adresse un regard circonspect.


Notre chatte, Luna, princesse dans l’âme, se prête volontiers à de longues séances photographiques et m’offre tout un éventail d’attitudes.


Altière, sa Splendeur pose :

Attentive :

Blasée, au bord de l’agacement :

Vigilante, sa Seigneurie guette la présence d’éventuels intrus en son domaine sans toutefois quitter le confort du logis car en plein hiver (indice temporel que donne l’ampleur de la crinière) mieux vaut épargner aux coussinets le contact humide et glacé de l’herbe :

Derrière une fenêtre, un chat attend le retour de ses maîtres. D’un regard craintif, il suit notre évolution dans une rue d’Arras :

Inversé dans une posture d’appel à la caresse, témoignant à sa maîtresse une confiance inconditionnelle, le regard noyé d’amour et de tendresse, Filou réclame de l’affection.

Une chatte et son chaton, dans la cour de l’église Santa Maria dei Greci, à Agrigento.

Dans la Montagne noire, berceau de ma famille paternelle, vit une vieille demoiselle qui chaque matin honore mes parents de sa visite. Fifi – car tel est son nom, dont l’origine s’est perdue au fil des ans – n’est pas un « chat de genoux » : c’est une enfant des bois, méfiante, toujours aux aguets, qui ne doit la vie qu’à ses seuls talents de chasseresse… et maintenant, sur ses vieux jours, au bol dont elle se régale quotidiennement dans notre hameau familial. Elle a développé un autre talent, la téléportation : elle n’est pas censée quitter le paillasson de l’entrée pendant que la cuisinière confectionne son repas, or à chaque fois que celle-ci détourne le regard un instant la commensale se rapproche d’un mètre, imperturbable, toujours assise dans la même position. Lorsque son repas est fin prêt, c’est carrément aux pieds de « son » humaine qu’elle se lèche innocemment une patte, à six mètres de son poste initial. Au jeu « un, deux, trois, soleil », elle est imbattable ! Il est rare que Fifi se laisse photographier mais elle a consenti à me faire cette grâce une seule fois :

Passons de nos félins miniatures à leurs majestueux cousins avec l’album « Traces sauvages » du photographe bruxellois Nicolas Springael, que je vous ai déjà présenté : http://www.nicolasspringael.be/spip.php?article109 Vous y découvrirez les regards intenses de certains des plus grands chats mais aussi d’autres animaux, au Kenya et au Botswana. Un merveilleux voyage. Pas de regards félins mais un album tout de même splendide, voici « Wildlife » de Didier Kories : https://www.flickr.com/photos/139049479@N02/albums/72157712526483613


Et pour le plaisir, la voix envoûtante de Claude Nougaro dans une chanson pleine d’humour : « Le Chat » : https://youtu.be/zG8oA89D9ls


Bon voyage !

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